Alako

En Guinée, pour chaque occasion, il y a une fête qui correspond. À chaque fête, un orchestre
de circonstance. Selon l’ampleur de l’événement, sont conviés plus ou moins de musiciens,
venant parfois de divers horizons. Ils doivent s’adapter aux contraintes spécifiques des lieux,
du public, pour donner aux participants l’envie de chanter, de danser.
C’est dans cet esprit qu’est né Alako (littéralement « pour que » en langue soussou). Pour que
cette tradition vive également ici. Pour que le spectacle s’intègre au cœur de l’événement, en
reflète les couleurs et en souligne les contours.

Personne ne reste insensible à ces vibrations, à l’enchevêtrement des sonorités brutes,
véritable richesse des percussions mandingues. Alako, c’est l’occasion d’appréhender cette
musique par ce qui est son essence : la vivre. Se laisser porter par les basses profondes des
doundouns, les tambours à peau de vache. Sans même s’en rendre compte, sentir son corps
suivre le rythme, appréhender naturellement la pulsation. Puis, comme un vrombissement,
saisir l’intensité des chauffes menées par les Jembés, comprendre les codes, réagir, jouer à
son tour … Une expérience collective et personnelle à la fois, qui rassemble, ici comme dans
le petit village de la brousse africaine, toutes les générations autour d’un langage commun,
accessible à tous. Alako, pour que l’on profite de cet
héritage culturel, pour que l’on ait, ensemble, le plaisir
de partager l’indicible.

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